Le Pr Djennas a écrit une autobiographie de 600 pages intitulée : vivre, c’est croire.

Retraçant la vie et le parcours d'un militant de la première heure pour la cause nationale, cette autobiographie sera retenue comme un témoignage précieux de l'histoire contemporaine de l'Algérie,
Ex chef de service au CHU Issaad Hassani , le Pr Djennas est reconnu pour être l'une des plus grandes figures de l'ophtalmologie algérienne. Rigoureux, simple et modeste, il est le père de la préstigieuse école de Beni Messous et le mentor éclairé pour les nombreuses générations de résidents qui se sont succédées dans son service pendant vingt ans.
Que Dieu lui prête longue vie .

 

 

Allocution prononcée par:

 

 

Le professeur M. DJENNAS

 

 

A l’occasion de l’inauguration de la clinique

 

« DIAR ESSAADA »

 

Du docteur S. MOHABEDDINE

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                  Alger le, 08 /11/2001

 

Chers amis,

N 

ous devons au Dr Slimane MOHABEDDINE d’être réunis aujourd’hui, vous les femmes et les hommes du présent et de l’avenir et moi l’homme d’aujourd’hui et d’hier, pour fêter ensemble l’heureux événement que constitue la naissance de la clinique « DIAR ESSAADA ». Je remercie bien vivement et très amicalement votre camarade pour son initiative.

Il y a 3 semaines environ, Slimane, permettez moi cette inhabituelle familiarité, m’a communiqué, après plusieurs contacts antérieurs, la date de l’inauguration de la clinique, à savoir le 08 Novembre, c'est-à-dire aujourd’hui. Je lui ai renouvelé mon entière disponibilité.

Quelques jours plus tard, je reçus un coup de fil de mon fils aîné, qui vit aux E.A.U. avec sa petite famille depuis1990, pour m’annoncer leur arrivée à Paris le 04 Novembre. Je fus, évidemment, tout heureux à l’idée de retrouver très prochainement ma progéniture, que je ne vois habituellement qu’une fois par an. J’ai donc prévu, à cet effet, un déplacement dans la ville lumière pour mercredi le 07 Novembre, c'est-à-dire hier.

Mais, comme vous pouvez le constater, je suis parmi vous ce jour, le 08 Novembre, comme convenu et j’en suis heureux. En effet, arrivé chez moi le soir du coup de fil, je me souviens soudainement de mon engagement pour ce jour. Que faire ? Maintenir celui-ci et renoncer alors à revoir mes enfants et petits enfants en remettant à un hypothétique avenir une rencontre avec ma petite famille ? Ou annuler mon engagement ? Je n’ai pas hésité longtemps et j’ai fait le choix que vous voyez.

C’est donc avec une grande joie que je suis venu m’asseoir à cette rencontre pour fêter avec vous, mes anciens élèves, un heureux évènement, surtout quand on sait que la nouvelle structure sanitaire est l’œuvre d’un de vos plus brillants camarades.

Je ne suis pas particulièrement doué pour les discours improvisés. Je pourrais me contenter du classique rituel des félicitations répétitives.

Je ne le ferais cependant pas et aimerais, si vous le permettez, laisser plutôt parler mon cœur franchement, en toute amitié, sans fausse solennité, évoquer en même temps quelques lointains souvenirs et formuler un certain nombre de réflexions dont l’utilité n’est cependant pas garantie.

Me voici donc parmi vous, vous mes élèves qui m’avez procuré beaucoup de joie durant votre formation, même si la réciproque n’a pas toujours été le cas. Cette rencontre, plus de 10 ans après mon départ à la retraite, me permet également de me rendre compte du chemin que vous avez parcouru depuis la fin de vos études, chemin marqué pour la plupart d’entre vous par une magnifique réussite professionnelle dont, du reste, je n’ai jamais douté. A travers vous c’est un peu moi que je retrouve, avec une certaine nostalgie je l’avoue, mais surtout, pourquoi le nier ? Avec beaucoup de satisfaction.

  Nous sommes donc réunis ce jour pour l’inauguration de la clinique de Slimane, clinique de chirurgie générale, d’accouchements et d’ophtalmologie.

Le Dr MOHABEDDINE, comme vous le savez et comme j’en témoigne, a été un résident modèle sur tous les plans (travail, convivialité, modestie).

Il est aujourd’hui un ophtalmologue exemplaire. Cette exemplarité n’est pas le fait du hasard, mais le fruit d’une grande volonté, d’une grande ambition ; c’est aussi et surtout peut être le fruit de certains choix, de certaines décisions que tout un chacun parmi nous peut un jour faire ou prendre et qui peuvent aboutir au meilleur comme au pire.

Pour illustrer mon propos, je voudrais vous rapporter une anecdote. Après avoir passé brillamment l’épreuve du D.E.M.S., dont il a été major, Slimane vînt un jour me trouver pour demander conseil quant au choix de son avenir professionnel. Il avait, à cette époque, quelques problèmes personnels et a voulu donc s’assurer, en me consultant, de la bonne voie à suivre, du bon choix à faire. Option universitaire ? Santé publique ? Option privée après accomplissement de service civil ? Choix difficile et réponse non moins difficile.

Mais, comme tout chef de service soucieux d’améliorer constamment l’image de marque de celui-ci en étoffant son équipe par le choix des éléments les plus brillants, je n’ai donc pu et ne pouvais que conseiller à votre camarade l’option universitaire; d’autant plus que cette option, outre le bénéfice escompté pour mon service, n’aurait pas manqué de lui apporter un plus dans son choix futur.

Fort heureusement pour l’ophtalmologie algérienne, le Dr MOHABEDDINE a choisi la voie que vous connaissez et qui se matérialise par la création de la clinique DIAR ESSAADA.

J’exprime en effet mon admiration, et la vôtre aussi, je suppose, devant le magnifique outil de soins et de formation que nous offre Slimane.

C’est en effet une clinique de type moderne, qui n’a rien à envier à ce qui se fait de mieux ailleurs: bonne utilisation de l’espace, respect des règles ergonomiques, support audiovisuel de base pour la transmission directe des interventions chirurgicales et l’organisation de séminaires de recyclage.

Je dois dire, à ce propos, que Slimane n’a pas attendu ce jour pour mener une activité universitaire. Déjà à B.B.A, grâce à la clinique de là-bas, il a pu participer très régulièrement et de façon active aux nombreux congrès organisés au Maghreb et ailleurs: communications, films vidéo, le plus souvent traitant de sujets d’actualité (phaco, chirurgie réfractive), ce qui m’amène tout naturellement à relativiser le concept « universitaire ». Il est en effet de tradition de considérer comme universitaire le cursus classique que vous connaissez bien et que je ne vous rappellerai donc pas; mais je dois avouer maintenant, qu’à mon avis, il faut reconsidérer ce concept. Celui-ci me parait désormais être, à partir d’un indispensable SMIC universitaire, plutôt un état d’esprit, un esprit fait de curiosité scientifique visant la recherche, une constante remise en question de l’acquis ce qui, inévitablement, fatalement, aboutit au progrès, progrès qui est l’objectif et la caractéristique des sociétés modernes actuelles, et tout ce parcours peut être effectué en dehors de l’université pour peu que l’on prenne la peine de s’en donner les moyens.

C’est ce dur mais exaltant itinéraire que notre ami Slimane semble avoir choisi, un itinéraire fait de réactivité et de renouvellement permanent. Je salue donc la démarche qui a abouti au résultat que votre camarade nous présente. Je pense en effet, qu’une clinique ne doit pas être seulement un gros cabinet médical; à mon sens, la seule clinique qui mérite d’être considérée comme telle est celle qui assure à la fois des soins de qualité, une activité universitaire féconde et un rayonnement national et international à l’image de ce qui existe un peu partout dans le monde: cliniques BARRAQUER, CHARLEUX, BAIKOF, SOURDILLE, EL MAGHERBI et tant d’autres de très haut niveau.

Ce que j’ai dit jusqu’à maintenant exprime en fait toute ma satisfaction de voir en grande partie gagné le pari qu’un petit nombre de médecins algériens a fait en 1962: celui d’assurer, et en urgence, la relève des médecins pieds-noirs partis en catastrophe, et la formation de jeunes cadres de demain. Cette tâche était loin d’être aisée, soyez-en sûrs.

A cet effet, une petite rétrospective s’impose. Nous sommes en Juillet 1962; l’Algérie, après une glorieuse lutte de libération nationale, véritable épopée, a accédé à son indépendance. Le peuple algérien, ce grand peuple méconnu et qui n’a pas eu de chance durant sa longue histoire, est sorti vainqueur d’un combat titanesque mené pendant près de 8 ans, courageusement, admirablement, avec de lourds sacrifices comme de coutume (malheureusement), jusqu’à son terme final, sans défaillance.

La médecine qui existait alors dans notre pays était une médecine de très grande qualité, dispensée par une armada de grands patrons, chefs de clinique et d’internes et de milliers de médecins généralistes et spécialistes de haut niveau.

 

A cette époque, l’école de Médecine d’Alger était l’une des plus brillantes de France avec, pour le servir, une constellation de célébrités mondialement connues. Je citerai, pour mémoire, quelques un des grands Maîtres de l’époque, les Professeurs:

·         LEBON (médecine interne)

·         BENHAMOU (Hématologie et transfusion sanguine)

·         LEVY-VALENSI (Pneumo-phtisiologue)

·         GOINARD, BOURGEON (Chirurgie générale)

·         TOULANT, LARMANDE, TRABUT (Ophtalmologie)

LARMANDE était un grand spécialiste de la neuro-ophtalmologie et TRABUT a donné son nom à l’une des principales techniques chirurgicales du trichiasis.

En face qu’y avait-il comme algériens ?

Pour ne parler que de l’Ophtalmologie, en ce 05 Juillet 1962, nous étions une toute petite équipe à rouvrir la clinique ophtalmique de l’hôpital Mustapha: jeune SMATI, remplaçant du Dr BOUAYED, le Dr BOYER, coopérant français, le Dr MARGAILLON pied-noir et moi-même. Quelques jours plus tard sont arrivés le Professeur agrégé AOUCHICHE et le DR BOUAYED. Bien plus tard, jusqu’en 1968, l’équipe s’est enrichie des Drs. LALIAM, MOSTEFAI, MAIZA et CHIBANE. C’est cette équipe très restreinte (7 algériens et 1 coopérant français) qui a pris en charge le destin de l’ophtalmologie algérienne. Un défit a donc été lancé, un pari a été fait, celui d’assurer la relève d’une communauté médicale nombreuse et compétente.

La faculté de médecine d’Alger a été ainsi réactivée, les concours remis progressivement sur les rails et l’organisation des cours et des soins assurée.

 

Pour la plupart d’entre nous, nous avions, faut-il le signaler ?: Aucune préparation, aucune formation adéquate pour porter un si lourd fardeau et assurer une telle mission. Inconscience ? Ambition ? Irresponsabilité ?

Ambition ? Probablement. Inconscience et  irresponsabilité ? Non, 3 fois non !

C’est pleinement responsables que nous avons relevé le défit historique inhérent à une jeune indépendance, acquise de haute lutte.

·         Nos armes étaient alors, la foi, l’enthousiasme et l’ardent désir de servir notre patrie.

·         Notre mission était donc d’assurer la formation de notre jeunesse, dans le domaine médical, afin de lui permettre d’assumer, le moment venu, ses responsabilités, ce qui est aujourd’hui chose faite.

La jeunesse algérienne a été de tous les combats, combat libérateur avant 62, combat édificateur après 62.

C’est ainsi qu’aujourd’hui on peut constater que, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest de notre pays, il n’existe aucune ville qui ne compte un ou plusieurs ophtalmologistes nationaux.

D’à peine une douzaine en 1962, ils sont aujourd’hui un millier environ à avoir reçu une bonne formation, qui a permis à ceux qui ont choisi l’exil d’être très appréciés dans leurs pays d’accueil. J’ai dit qu’en 62 il y avait à peine une douzaine d’ophtalmologistes dans tout le pays.

Avant 1954:

-       Alger       : Drs AOUCHICHE et BOUAYED

-       Oran       : Drs BENALIOUA et BOUKORT

-       Tlemcen: Dr ABOUBAKR

-       Sétif        : Dr SMATI (Ophtalmo-ORL)

Entre 1954 et 1962:

-       Skikda     : Dr LAZREG

-        Batna    : Dr BENHAFID

-       (Morts aux maquis: Drs BENBADIS et DAMERDJI)

En 1962:

-       Alger : Drs CHIBANE, DJENNAS, LALIAM, MAIZA, MOSTEFAI

Soit 13 ophtalmologistes exactement (sauf erreur)

Je voudrais tout naturellement donc rendre hommage à tous vos aînés qui ont remis sur les rails, souvent dans des conditions très difficiles mais passionnantes, l’outil de formation dont vous avez bénéficié.

Hommage mérité donc à tous vos aînés, toutes disciplines confondues, aux professeurs surtout de la promotion issue du premier concours d’agrégation de 1967, sans que, bien évidemment, les suivants aient démérité, bien au contraire.

Il s’agit des professeurs:

-       El OKBI, MENTOURI, MANSOURI, (Chirurgie générale)

-       ABDEL OUAHAB (ORL)

-       ABADA (Neuro-chirurgie)

-       ABOULOULA (chirurgie pédiatrique)

-       AIT OUYAHIA (Obstétrique)

-       AOUCHICHE (1958), DJENNAS, LAZREG (Ophtalmologie)

-       BENABADJI (Transfusion sanguine)

-       BENALLEGUE, KHATI (Pédiatrie)

-       BENDIB (Radiologie)

-       BENMILOUD K. (Psychiatrie)

-       BOUDJELLAB, MOSTEFAI M Et TOUMI (Cardiologie)

-       T. HADDAM (Chirurgie thoracique)

-       CHAULET, LARBAOUI (Pneumo-phtisiologie)

-       CHITOUR (Anatomie et orthopédie)

-       ILLOUL (Gastro-entérologie)

-       KLIOUA (Rhumatologie)

-         Moulay Mérioua (Médecine interne)

-       YAKER (Anatomie pathologique)

Je voudrais rendre hommage, tout particulièrement, à vos maîtres disparus, en souhaitant que votre génération, qui a bénéficié prioritairement de leur enseignement, saura faire ce qu’il faut pour honorer leur mémoire, la garder vivante pour les générations actuelles et futures.

Il s’agit des professeurs:

EL OKBI, T. HADDAM, MENTOURI, MANSOURI, OUSSEDIK, BENABADJI, BERRAH, RAHMOUNI, BOUSSALAH, BAKOURI, REDJIMI, GOUADNI, AROUA, B. HADDAM.

Je voudrais rendre un hommage tout particulier à ce merveilleux homme, maître et collègue que fût le Pr. MAIZA.

Ce furent pour la plupart, pour ne pas dire tous, de très grands maîtres, dignes de figurer, à titre posthume, dans l’académie algérienne de Médecine de demain.

Par fidélité à vos aînés, dans votre intérêt et celui du pays, je me permets de souligner que l’opportunité nous est donnée, à nous Ophtalmologistes en particulier et au corps médical algérien en général, d’assurer une évolution sans heurts, dans la continuité et le respect des générations qui se succèdent, chacune apportant sa pierre à l’édifice commun.

Je ne vous apprends rien, chers amis, en rappelant que l’histoire de l’Algérie, depuis les temps les plus reculés, s’est faite de bonds successifs et toujours aux prix de ruptures souvent dramatiques. L’Algérie a presque toujours évolué dans la suffisance; elle n’a pas connu de révolution tranquille, ou tout simplement d’évolution pacifique; elle a toujours évolué par déchirements répétitifs, la génération du moment rompant avec la précédant, et la détruisant même.

Ainsi en fut-il en 1954, 1962, 1965, 1988, 1990 et aujourd’hui encore avec les événements qui endeuillent une région qui nous est particulièrement chère, la Kabylie.

A chaque fois, des forces contraires se sont affrontées, celles du progrès contre celles de l’archaïsme et du conservatisme, celles de l’intelligence contre celles de l’obscurantisme, celles du présent contre celles du passé.

Et bien! Nous avons la possibilité, nous médecins, de couper ce signe indien, vecteur d’indicibles souffrances. Nous sommes déjà, nous ophtalmologistes, en train d’évoluer, de progresser dans la continuité, sans rupture: cela est un fait nouveau dans notre histoire, cela est encourageant et réconfortant. Il faut continuer dans cette direction. Les élèves d’hier sont, à leur tour, les Maîtres d’aujourd’hui, mieux encore cela se fait même sous le parrainage de leurs aînés. Quelle belle chose que d’assister à la naissance d’une féconde tradition, quelle merveilleuse leçon de sociologie historique et de sagesse ! Je souhaite de tout cœur que ce qui est en train de se réaliser dans notre microcosme médical se généralise à toute l’Algérie de façon à épargner à notre beau et généreux pays les dramatiques convulsions qui l’affectent périodiquement et permettre de trouver dans son génie, plusieurs fois millénaires, une solution pacifique aux crises d’adaptation et de croissance qu’il connaît.

Le moment est venu de créer de saines traditions dans tous les domaines, tant il est vrai que c’est leur absence et/ou leur faiblesse qui sont à l’origine de la plupart de nos malheurs.

L’essor, l’épanouissement de nos enfants, de générations à venir et de notre pays donc sont à ce prix. Je profite de l’occasion qui s’offre à moi de m’adresser à une partie privilégiée de la jeunesse algérienne, privilégiée parce qu’elle a l’immense atout d’avoir la connaissance, la science, pour lui demander de toujours rester unie, de transcender les inévitables petitesses humaines, de veiller au strict respect de la Déontologie et de l’éthique. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » a dit un ancien auteur.

 

 

Je ne voudrais pas terminer cette allocution, qui se voulait brève mais qui ne l’a pas été en raison de la bonne ambiance qui nous entoure, sans rappeler que j’ai vu passer dans le service de Béni Messous, que j’ai dirigé pendant 20 ans, une centaine de résidents.

 

Parmi eux il y en eût d’excellents, de très bons, de bons et il faut bien le reconnaître, de moins bons. Bien que je n’aie pas été insensible au choix de mon service par cette dernière catégorie pour assurer sa formation, je retiens plus volontiers les premiers qui ont permis l’émergence de brillants spécialistes qui, à leur tour, m’ont beaucoup appris sans fausse modestie et procuré souvent une profonde satisfaction. Je les en remercie du fond du cœur.

Aujourd’hui donc, je peux répéter en toute tranquillité: « mission accomplie » et le Dr MOHABEDDINE a eu l’excellente idée de réunir quelques uns de mes anciens élèves comme pour témoigner que cette mission a effectivement été accomplie. Je l’en remercie pour cela et pour beaucoup d’autres choses et vous souhaite à tous bonne chance, en particulier à Slimane à qui il reste certainement à régler les inévitables et difficiles problèmes d’encadrement et de gestion de cette superbe clinique. Mais qui peut réellement douter de sa réussite ?

Slimane, à vous maintenant de jouer le rôle de Maître avec tout ce que ce mot implique de responsabilité, d’efforts, parfois aux dépens de sa propre vie de famille, mais aussi de satisfaction, de grandeur et de noblesse.

 

Je ne doute pas un seul instant de votre réussite.

Encore une fois, merci Slimane, merci à tous, que Dieu vous garde.

Alger le, 08 novembre 2001.

      

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