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Chers amis,
ous devons au
Dr Slimane MOHABEDDINE d’être réunis aujourd’hui, vous les femmes et les hommes
du présent et de l’avenir et moi l’homme d’aujourd’hui et d’hier, pour fêter
ensemble l’heureux événement que constitue la naissance de la clinique
« DIAR ESSAADA ». Je remercie bien vivement et très amicalement votre
camarade pour son initiative.
Il
y a 3 semaines environ, Slimane, permettez moi cette inhabituelle familiarité,
m’a communiqué, après plusieurs contacts antérieurs, la date de l’inauguration
de la clinique, à savoir le 08 Novembre, c'est-à-dire aujourd’hui. Je lui ai
renouvelé mon entière disponibilité.
Quelques
jours plus tard, je reçus un coup de fil de mon fils aîné, qui vit aux E.A.U.
avec sa petite famille depuis1990, pour m’annoncer leur arrivée à Paris le 04
Novembre. Je fus, évidemment, tout heureux à l’idée de retrouver très
prochainement ma progéniture, que je ne vois habituellement qu’une fois par an.
J’ai donc prévu, à cet effet, un déplacement dans la ville lumière pour
mercredi le 07 Novembre, c'est-à-dire hier.
Mais,
comme vous pouvez le constater, je suis parmi vous ce jour, le 08 Novembre,
comme convenu et j’en suis heureux. En effet, arrivé chez moi le soir du coup
de fil, je me souviens soudainement de mon engagement pour ce jour. Que
faire ? Maintenir celui-ci et renoncer alors à revoir mes enfants et
petits enfants en remettant à un hypothétique avenir une rencontre avec ma
petite famille ? Ou annuler mon engagement ? Je n’ai pas hésité
longtemps et j’ai fait le choix que vous voyez.
C’est
donc avec une grande joie que je suis venu m’asseoir à cette rencontre pour
fêter avec vous, mes anciens élèves, un heureux évènement, surtout quand on
sait que la nouvelle structure sanitaire est l’œuvre d’un de vos plus brillants
camarades.
Je
ne suis pas particulièrement doué pour les discours improvisés. Je pourrais me
contenter du classique rituel des félicitations répétitives.
Je
ne le ferais cependant pas et aimerais, si vous le permettez, laisser plutôt
parler mon cœur franchement, en toute amitié, sans fausse solennité,
évoquer en même temps quelques lointains souvenirs et formuler un certain
nombre de réflexions dont l’utilité n’est cependant pas garantie.
Me
voici donc parmi vous, vous mes élèves qui m’avez procuré beaucoup de joie
durant votre formation, même si la réciproque n’a pas toujours été le cas.
Cette rencontre, plus de 10 ans après mon départ à la retraite, me permet
également de me rendre compte du chemin que vous avez parcouru depuis la fin de
vos études, chemin marqué pour la plupart d’entre vous par une magnifique réussite
professionnelle dont, du reste, je n’ai jamais douté. A travers vous c’est un
peu moi que je retrouve, avec une certaine nostalgie je l’avoue, mais
surtout, pourquoi le nier ? Avec beaucoup de satisfaction.
Nous sommes donc réunis ce jour pour l’inauguration
de la clinique de Slimane, clinique de chirurgie générale, d’accouchements et
d’ophtalmologie.
Le
Dr MOHABEDDINE, comme vous le savez et comme j’en témoigne, a été un résident
modèle sur tous les plans (travail, convivialité, modestie).
Il
est aujourd’hui un ophtalmologue exemplaire. Cette exemplarité n’est pas le
fait du hasard, mais le fruit d’une grande volonté, d’une grande
ambition ; c’est aussi et surtout peut être le fruit de certains choix, de
certaines décisions que tout un chacun parmi nous peut un jour faire ou prendre
et qui peuvent aboutir au meilleur comme au pire.
Pour
illustrer mon propos, je voudrais vous rapporter une anecdote. Après avoir
passé brillamment l’épreuve du D.E.M.S., dont il a été major, Slimane vînt un
jour me trouver pour demander conseil quant au choix de son avenir
professionnel. Il avait, à cette époque, quelques problèmes personnels et a
voulu donc s’assurer, en me consultant, de la bonne voie à suivre, du bon choix
à faire. Option universitaire ? Santé publique ? Option privée après
accomplissement de service civil ? Choix difficile et réponse non moins
difficile.
Mais,
comme tout chef de service soucieux d’améliorer constamment l’image de marque
de celui-ci en étoffant son équipe par le choix des éléments les plus
brillants, je n’ai donc pu et ne pouvais que conseiller à votre camarade
l’option universitaire; d’autant plus que cette option, outre le bénéfice
escompté pour mon service, n’aurait pas manqué de lui apporter un plus dans son
choix futur.
Fort
heureusement pour l’ophtalmologie algérienne, le Dr MOHABEDDINE a choisi la
voie que vous connaissez et qui se matérialise par la création de la clinique
DIAR ESSAADA.
J’exprime
en effet mon admiration, et la vôtre aussi, je suppose, devant le magnifique
outil de soins et de formation que nous offre Slimane.
C’est
en effet une clinique de type moderne, qui n’a rien à envier à ce qui se fait
de mieux ailleurs: bonne utilisation de l’espace, respect des règles
ergonomiques, support audiovisuel de base pour la transmission directe des
interventions chirurgicales et l’organisation de séminaires de recyclage.
Je
dois dire, à ce propos, que Slimane n’a pas attendu ce jour pour mener une
activité universitaire. Déjà à B.B.A, grâce à la clinique de là-bas, il a pu
participer très régulièrement et de façon active aux nombreux congrès organisés
au Maghreb et ailleurs: communications, films vidéo, le plus souvent traitant
de sujets d’actualité (phaco, chirurgie réfractive),
ce qui m’amène tout naturellement à relativiser le concept
« universitaire ». Il est en effet de tradition de considérer comme
universitaire le cursus classique que vous connaissez bien et que je ne vous
rappellerai donc pas; mais je dois avouer maintenant, qu’à mon avis, il faut
reconsidérer ce concept. Celui-ci me parait désormais être, à partir d’un
indispensable SMIC universitaire, plutôt un état d’esprit, un esprit fait de
curiosité scientifique visant la recherche, une constante remise en question de
l’acquis ce qui, inévitablement, fatalement, aboutit au progrès, progrès qui est l’objectif et la caractéristique des
sociétés modernes actuelles, et tout ce parcours peut être effectué en dehors
de l’université pour peu que l’on prenne la peine de s’en donner les moyens.
C’est
ce dur mais exaltant itinéraire que notre ami Slimane semble avoir choisi, un
itinéraire fait de réactivité et de renouvellement permanent. Je salue donc la
démarche qui a abouti au résultat que votre camarade nous présente. Je pense en
effet, qu’une clinique ne doit pas être seulement un gros cabinet médical; à
mon sens, la seule clinique qui mérite d’être considérée comme telle est celle
qui assure à la fois des soins de qualité, une activité universitaire féconde
et un rayonnement national et international à l’image de ce qui existe un peu
partout dans le monde: cliniques BARRAQUER, CHARLEUX, BAIKOF, SOURDILLE, EL
MAGHERBI et tant d’autres de très haut niveau.
Ce
que j’ai dit jusqu’à maintenant exprime en fait toute ma satisfaction de voir
en grande partie gagné le pari qu’un petit nombre de médecins algériens a fait
en 1962: celui d’assurer, et en urgence, la relève des médecins pieds-noirs
partis en catastrophe, et la formation de jeunes cadres de demain. Cette tâche
était loin d’être aisée, soyez-en sûrs.
A
cet effet, une petite rétrospective s’impose. Nous sommes en Juillet 1962;
l’Algérie, après une glorieuse lutte de libération nationale, véritable épopée,
a accédé à son indépendance. Le peuple algérien, ce grand peuple méconnu et qui
n’a pas eu de chance durant sa longue histoire, est sorti vainqueur d’un combat
titanesque mené pendant près de 8 ans, courageusement, admirablement, avec de
lourds sacrifices comme de coutume (malheureusement), jusqu’à son terme final,
sans défaillance.
La
médecine qui existait alors dans notre pays était une médecine de très grande
qualité, dispensée par une armada de grands patrons, chefs de clinique et
d’internes et de milliers de médecins généralistes et spécialistes de haut
niveau.
A
cette époque, l’école de Médecine d’Alger était l’une des plus brillantes de
France avec, pour le servir, une constellation de célébrités mondialement
connues. Je citerai, pour mémoire, quelques un des grands Maîtres de l’époque,
les Professeurs:
·
LEBON (médecine interne)
·
BENHAMOU (Hématologie et
transfusion sanguine)
·
LEVY-VALENSI
(Pneumo-phtisiologue)
·
GOINARD, BOURGEON (Chirurgie
générale)
·
TOULANT, LARMANDE, TRABUT
(Ophtalmologie)
LARMANDE
était un grand spécialiste de la neuro-ophtalmologie
et TRABUT a donné son nom à l’une des principales techniques chirurgicales du
trichiasis.
En
face qu’y avait-il comme algériens ?
Pour
ne parler que de l’Ophtalmologie, en ce 05 Juillet 1962, nous étions une toute
petite équipe à rouvrir la clinique ophtalmique de l’hôpital Mustapha: jeune
SMATI, remplaçant du Dr BOUAYED, le Dr BOYER, coopérant français, le Dr
MARGAILLON pied-noir et moi-même. Quelques jours plus tard sont arrivés le Professeur
agrégé AOUCHICHE et le DR BOUAYED. Bien plus tard, jusqu’en 1968, l’équipe
s’est enrichie des Drs. LALIAM, MOSTEFAI, MAIZA et CHIBANE. C’est cette équipe
très restreinte (7 algériens et 1 coopérant français) qui a pris en charge le
destin de l’ophtalmologie algérienne. Un défit a donc été lancé, un pari a été
fait, celui d’assurer la relève d’une communauté médicale nombreuse et
compétente.
La
faculté de médecine d’Alger a été ainsi réactivée, les concours remis
progressivement sur les rails et l’organisation des cours et des soins assurée.
Pour
la plupart d’entre nous, nous avions, faut-il le signaler ?: Aucune préparation, aucune formation adéquate pour porter
un si lourd fardeau et assurer une telle mission. Inconscience ?
Ambition ? Irresponsabilité ?
Ambition ?
Probablement. Inconscience et irresponsabilité ?
Non, 3 fois non !
C’est
pleinement responsables que nous avons relevé le défit historique inhérent à
une jeune indépendance, acquise de haute lutte.
·
Nos armes étaient alors, la foi,
l’enthousiasme et l’ardent désir de servir notre patrie.
·
Notre mission était donc
d’assurer la formation de notre jeunesse, dans le domaine médical, afin de lui
permettre d’assumer, le moment venu, ses responsabilités, ce qui est
aujourd’hui chose faite.
La
jeunesse algérienne a été de tous les combats, combat libérateur avant 62,
combat édificateur après 62.
C’est
ainsi qu’aujourd’hui on peut constater que, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest
de notre pays, il n’existe aucune ville qui ne compte un ou plusieurs
ophtalmologistes nationaux.
D’à
peine une douzaine en 1962, ils sont aujourd’hui un millier environ à avoir
reçu une bonne formation, qui a permis à ceux qui ont choisi l’exil d’être très
appréciés dans leurs pays d’accueil. J’ai dit qu’en 62 il y avait à peine une
douzaine d’ophtalmologistes dans tout le pays.
Avant 1954:
-
Alger : Drs AOUCHICHE et BOUAYED
-
Oran : Drs BENALIOUA et BOUKORT
-
Tlemcen: Dr ABOUBAKR
- Sétif : Dr
SMATI (Ophtalmo-ORL)
Entre 1954 et 1962:
- Skikda : Dr LAZREG
- Batna : Dr BENHAFID
-
(Morts aux maquis: Drs BENBADIS et DAMERDJI)
En 1962:
- Alger : Drs CHIBANE,
DJENNAS, LALIAM, MAIZA, MOSTEFAI
Soit 13
ophtalmologistes exactement (sauf erreur)
Je
voudrais tout naturellement donc rendre hommage à tous vos aînés qui ont remis
sur les rails, souvent dans des conditions très difficiles mais passionnantes,
l’outil de formation dont vous avez bénéficié.
Hommage
mérité donc à tous vos aînés, toutes disciplines confondues, aux professeurs
surtout de la promotion issue du premier concours d’agrégation de 1967, sans
que, bien évidemment, les suivants aient démérité, bien au contraire.
Il
s’agit des professeurs:
-
El OKBI, MENTOURI, MANSOURI,
(Chirurgie générale)
-
ABDEL OUAHAB (ORL)
-
ABADA (Neuro-chirurgie)
-
ABOULOULA (chirurgie
pédiatrique)
-
AIT OUYAHIA (Obstétrique)
-
AOUCHICHE (1958), DJENNAS,
LAZREG (Ophtalmologie)
-
BENABADJI (Transfusion sanguine)
-
BENALLEGUE, KHATI (Pédiatrie)
-
BENDIB (Radiologie)
-
BENMILOUD K. (Psychiatrie)
-
BOUDJELLAB, MOSTEFAI M Et TOUMI
(Cardiologie)
-
T. HADDAM (Chirurgie thoracique)
-
CHAULET, LARBAOUI
(Pneumo-phtisiologie)
-
CHITOUR (Anatomie et orthopédie)
-
ILLOUL (Gastro-entérologie)
-
KLIOUA (Rhumatologie)
-
Moulay Mérioua (Médecine interne)
-
YAKER (Anatomie pathologique)
Je
voudrais rendre hommage, tout particulièrement, à vos maîtres disparus, en
souhaitant que votre génération, qui a bénéficié prioritairement de leur
enseignement, saura faire ce qu’il faut pour honorer leur mémoire, la garder
vivante pour les générations actuelles et futures.
Il
s’agit des professeurs:
EL OKBI, T.
HADDAM, MENTOURI, MANSOURI, OUSSEDIK, BENABADJI, BERRAH, RAHMOUNI, BOUSSALAH,
BAKOURI, REDJIMI, GOUADNI, AROUA, B. HADDAM.
Je
voudrais rendre un hommage tout particulier à ce merveilleux homme, maître et
collègue que fût le Pr. MAIZA.
Ce
furent pour la plupart, pour ne pas dire tous, de très grands maîtres, dignes
de figurer, à titre posthume, dans l’académie algérienne de Médecine de demain.
Par
fidélité à vos aînés, dans votre intérêt et celui du pays, je me permets de
souligner que l’opportunité nous est donnée, à nous Ophtalmologistes en
particulier et au corps médical algérien en général, d’assurer une évolution
sans heurts, dans la continuité et le respect des générations qui se
succèdent, chacune apportant sa pierre à l’édifice commun.
Je
ne vous apprends rien, chers amis, en rappelant que l’histoire de l’Algérie,
depuis les temps les plus reculés, s’est faite de bonds successifs et toujours
aux prix de ruptures souvent dramatiques. L’Algérie a presque toujours évolué
dans la suffisance; elle n’a pas connu de révolution tranquille, ou tout
simplement d’évolution pacifique; elle a toujours évolué par déchirements
répétitifs, la génération du moment rompant avec la précédant, et la détruisant
même.
Ainsi
en fut-il en 1954, 1962, 1965, 1988, 1990 et aujourd’hui encore avec les
événements qui endeuillent une région qui nous est particulièrement chère, la Kabylie.
A
chaque fois, des forces contraires se sont affrontées, celles du progrès contre
celles de l’archaïsme et du conservatisme, celles de l’intelligence contre
celles de l’obscurantisme, celles du présent contre celles du passé.
Et
bien! Nous avons la possibilité, nous médecins, de couper ce signe indien,
vecteur d’indicibles souffrances. Nous sommes déjà, nous ophtalmologistes, en
train d’évoluer, de progresser dans la continuité, sans rupture: cela est un
fait nouveau dans notre histoire, cela est encourageant et réconfortant. Il
faut continuer dans cette direction. Les élèves d’hier sont, à leur tour, les
Maîtres d’aujourd’hui, mieux encore cela se fait même sous le parrainage de
leurs aînés. Quelle belle chose que d’assister à la naissance d’une féconde
tradition, quelle merveilleuse leçon de sociologie historique et de
sagesse ! Je souhaite de tout cœur que ce qui est en train de se réaliser
dans notre microcosme médical se généralise à toute l’Algérie de façon à
épargner à notre beau et généreux pays les dramatiques convulsions qui
l’affectent périodiquement et permettre de trouver dans son génie, plusieurs
fois millénaires, une solution pacifique aux crises d’adaptation et de
croissance qu’il connaît.
Le
moment est venu de créer de saines traditions dans tous les domaines, tant il
est vrai que c’est leur absence et/ou leur faiblesse qui sont à l’origine de la
plupart de nos malheurs.
L’essor,
l’épanouissement de nos enfants, de générations à venir et de notre pays donc
sont à ce prix. Je profite de l’occasion qui s’offre à moi de m’adresser à une
partie privilégiée de la jeunesse algérienne, privilégiée parce qu’elle a
l’immense atout d’avoir la connaissance, la science, pour lui demander de
toujours rester unie, de transcender les inévitables petitesses humaines, de
veiller au strict respect de la Déontologie et de l’éthique. « Science sans
conscience n’est que ruine de l’âme » a dit un ancien auteur.
Je
ne voudrais pas terminer cette allocution, qui se voulait brève mais qui ne l’a
pas été en raison de la bonne ambiance qui nous entoure, sans rappeler que j’ai
vu passer dans le service de Béni Messous, que j’ai
dirigé pendant 20 ans, une centaine de résidents.
Parmi
eux il y en eût d’excellents, de très bons, de bons et il faut bien le
reconnaître, de moins bons. Bien que je n’aie pas été insensible au choix de
mon service par cette dernière catégorie pour assurer sa formation, je retiens
plus volontiers les premiers qui ont permis l’émergence de brillants
spécialistes qui, à leur tour, m’ont beaucoup appris sans fausse modestie et
procuré souvent une profonde satisfaction. Je les en remercie du fond du cœur.
Aujourd’hui
donc, je peux répéter en toute tranquillité: « mission accomplie » et
le Dr MOHABEDDINE a eu l’excellente idée de réunir quelques uns de mes anciens
élèves comme pour témoigner que cette mission a effectivement été accomplie. Je
l’en remercie pour cela et pour beaucoup d’autres choses et vous souhaite à
tous bonne chance, en particulier à Slimane à qui il reste certainement à
régler les inévitables et difficiles problèmes d’encadrement et de gestion de
cette superbe clinique. Mais qui peut réellement douter de sa réussite ?
Slimane,
à vous maintenant de jouer le rôle de Maître avec tout ce que ce mot implique
de responsabilité, d’efforts, parfois aux dépens de sa propre vie de famille,
mais aussi de satisfaction, de grandeur et de noblesse.
Je
ne doute pas un seul instant de votre réussite.
Encore
une fois, merci Slimane, merci à tous, que Dieu vous garde.
Alger
le, 08 novembre 2001.
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